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Couverture de Les Nuits du Grand Sommeil
Roman

Les Nuits du Grand Sommeil

Écrit par Stéphane Pellot

Pour limiter la surpopulation et partager les ressources, le monde a été divisé en trois groupes :
Les Dormeurs Pairs, Les Dormeurs Impairs, Les Éveillés.
Les songes peuvent vous porter dans des recoins sombres. La nuit peut vous emmener vers un monde bien plus obscur.

ISBN papier
979-1040563662
ISBN numérique
979-1040563655
Éditeur
Librinova
Parution
11 octobre 2024
Pages
307

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L'histoire

Pour en dire un peu plus

L’équipe de Matriochkas attribue également une mention spéciale au roman de Stéphane Pellot, Les Nuits du Grand Sommeil, un thriller dystopique fascinant, qui soulève de nombreuses questions d’éthique.

« Un roman que j’aimerais beaucoup voir adapté à l’écran ! Au cœur de l’intrigue, il y a d’abord une enquête comme on les aime : avec ses rebondissements, ses impasses et ses faux-semblants. Mais ce qui rend cette proposition unique, c’est que l’enquête se déroule à Paris dans un futur proche, où une partie de la population reste éveillée tandis que l’autre est divisée entre ceux qui dorment les mois pairs ou les mois impairs. Cette organisation de la société impacte directement la progression de l’enquête et affecte sérieusement ses protagonistes. » – Delphine Clot

Extrait

Les premières lignes

Une cigarette avant d’aller dormir.
« Ce n’est pas bon pour la santé ». Petite, elle avait vu les messages de prévention. C’était une habitude à laquelle Andrea ne pouvait échapper.
Cela remontait à son enfance.
Sans un baiser de son père sur le front, elle gardait une inquiétude au moment de sombrer dans les songes.
Sans sentir l’odeur rassurante du tabac froid qui imprégnait la chemise paternelle, il lui était impossible de fermer les yeux.
Andrea ressentait une peur irrationnelle de s’endormir et de ne jamais se réveiller.
Une fois par mois, avant d’aller se coucher, Andrea ne fumait jamais en dehors de ce rituel.
Elle se tenait debout, devant la fenêtre de son appartement, un cendrier à la main. Elle contemplait les lumières du Douzième arrondissement qui s’éteignaient une à une avant minuit.
Après avoir jeté le mégot, elle se lavait les mains, se brossait les dents, faisait quelques ablutions pour prendre soin de sa peau dans la salle de bain.
Elle verrouilla la porte de sa chambre.
Elle s’allongea, se positionnant en forme de quatre.
Malgré la pénombre, son regard finissait par se poser sur le cadre de la photo avec sa mère et son père.
Toujours ce sentiment de terreur avant de fermer les yeux.
C’était avec l’odeur rassurante du tabac froid que la torpeur finissait de vaincre ses dernières résistances au sommeil.

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